vendredi 31 mars 2006
Nos ringardises perso
« Ringard » est un mot que j’utilise souvent :
« C’est trop ringard », « T’es vraiment ringard » (oui, j’avoue, je le dis même à mes amis, à mon mec. C’est mon côté diplomatie-de-troupeau-de-mammouths-lancé-au-grand-galop. J’assume bien et tout ce petit monde me parle encore, donc à priori, pas de soucis.), « C’est le comble de la ringardise ! ». Je viens d’ouvrir un petit Robert pour vérifier la définition de mon mot fétiche, et je lis, Ringard : démodé, médiocre. Mais nous n’avons pas tous la même idée sur le ringard. J’ai tendance à qualifier ainsi tout ce qui n’est beau à l’œil, pas ce qui doit se porter à l’instant où j’ouvre la bouche. Parce que sinon, y’a quand même des chances de devenir folle : tout est à la mode et se démode d’une semaine sur l’autre, c’est de la pure dinguerie. Quand on pense que le serre-tête en velours re-pointe son nez, que l’on trouve hyper chic de porter des pulls avec coudières en cuir incorporées, que le triple rang de perles vous élève au rang d’icône de mode, et que la birkenstock est la chaussure que l’on voit le plus dans les rues de Paris aux beaux jours (Alors qu’on s’est bien marré, il y a une trentaine d’années, en voyant débarquer les Allemands l’été avec ces trucs aux pieds!), il vaut mieux se taire quand il s’agit d’apposer le mot « ringard » sur un truc qui fleurira dans nos armoires les mois qui suivent !
Moi, perso, puisqu’il s’agit de mon avis ici, et pas d’une vérité universelle et internationale (j’ai un peu du mal à ouvrir la mer en deux…), j’ai quand même une petite liste des bizarreries vestimentaires qui ne passeront pas, ou plus (eh oui, personne n’est parfait…mais chuuuut !), le pas de ma porte :
Les chaussettes : je ne dis pas que j’aime pas les chaussettes, mais avouez que c’est quand même l’accessoire le plus casse-gueule. Surtout pour un mec ! Parce que, vous aussi, vous en croisez des spécimens à chaussettes Titi et Grosminet, de tennis, jacquards, dans pompes de villes avec costume. C’est moins drôle sans doute si on s’habille décontracté en plus.
La banane : mais si vous connaissez ! C’est cette délicieuse petite chose en cuir ou en tissu avec message publicitaire (celle-là c’est celle que je préfère !) inclus. Son nom vient de sa forme, le summum de l’élégance !
La chemise de couleur hasardeuse avec cravate incorporée : genre jaune, verte ou bordeaux délavé portée avec cravate Bisounours, Bart Simpson, sapin de noël, en cuir…
Le jean neige : le jean du début des années 80, genre le jean couleur sale avec taches de javel. Le machin innommable, que j’ai porté bien sûr, mais plus jamais ça !
La ceinture dorée Azzaro : à chaque fois que j’en vois une, je pouffe : c’est un réflexe psycho-moteur.
Le chouchou dans les cheveux : ?????????????
La jupe-culotte : répétez après moi : « ça ne va à PERSONNE ! »
Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive, il suffit de prendre le métro une fois par jour pour pouvoir remettre quotidiennement cette liste à jour, mais vous, quelles sont vos bêtes noires, vos trucs fashionnement incorrects ?
jeudi 30 mars 2006
Je suis hyper vexée !
Je suis allé chez le coiffeur, euh pardon, chez les très fameux Toni&Guy, et personne ne m’a rien demandé ! Alors comme ça je change tête et tout le monde s’en fout ! Bon, que je vous explique un peu, vous le méritez pas, mais j’aime bien me raconter (sans blague !).
Donc, j’avais rendez-vous lundi matin, boulevard Saint Germain, dans un de leurs salons hyper branchêêê. Première impression : les coiffeurs sont lookés mais pas trop, l’accueil est courtois mais pas non plus très chaleureux, la musique est bien présente mais pas assourdissante. Faut dire que le salon est à deux pas du nid douillet de BHL et Arielle Dombasle, ça donne une idée de l’ambiance de coin… Donc je m’assoie, avec mon look de bonne sœur : ben oui, pour bien montrer qu’il n’était pas question d’envisager la crête fluo sur moi, j’ai sorti le manteau bleu marine, le pull en V, et le Vuitton. À priori, y’avait pas moyen de me confondre avec une fan des Sex Pistols. Mon coiffeur, pardon, mon style director arrive et ne tique pas quand je lui dis que je veux garder ma longueur et changer de tête à la fois. Il a même l’air de trouver ça normal : à la minute il devient mon nouveau meilleur ami-coiffeur préféré. Il me quitte quelques instants et un autre jeune homme vient m’appliquer mon shampooing au pinceau. Je n'ai pas trouvé ça très agréable, on n’a pas la sensation d’avoir les cheveux vraiment lavés et le pinceau gratte la tête. Mais bon, ça dure pas très longtemps, j’ai survécu à cette technique de shampouinage au pinceau mitrailleur.
Et puis c’est là que l’artiste entre en scène : je n’ai jamais vu une technique de coupe pareille, ça ne m’étonne plus que chaque nouvel employé, même considéré comme expert dans sa profession, doive suivre une formation de 6 mois avant de toucher un cheveu dans un salon Toni&Guy.
Bref, 40 minutes après être entrée dans le salon, me voilà déjà à la caisse. Et pas de surprise sur le tarif : le prix annoncé lors de la prise de rendez-vous est celui dont je me suis acquitté au salon. Pas de vente forcée de soins, crèmes et autres fluides magiques non plus. On est chez des pros, pas chez des vendeurs de Sephora.
Deux shampooings plus tard, j’arrive toujours à me coiffer et en 5 minutes chrono, mes deux impératifs incontournables. En même temps, je me suis toujours dit qu’une vraie coupe devait se positionner toute seule. Si on doit tracer un plan au sol, sortir une caisse à outils et prévoir une plage horaire spécifique pour tout ça, je pense qu’il faut sérieusement songer à se simplifier la vie et aller à la rencontre, enfin, d’un vrai coiffeur. J’ai trouvé le mien. Alléluia !
Ma silhouette idéale
Alors là je parle de fringues, exclusivement. Je ne vais pas créer le débat sur le poids de la fille de la photo : elle est trop maigre, point.
Non, non, je veux parler des fringues qu’elle porte. J’adore tout ce qu’elle a sur le dos : le gilet, le pantalon, le petit caraco, le sac…C’est l’élégance décontractée telle que je l’affectionne. C’est vrai que ce type de tenue fonctionne surtout bien en photo : l’attitude nonchalante, la moue mutine, le sac pendouillant au bout du bras, le savant coiffé-décoiffé du cheveu tout juste sorti d’un sèche-cheveux pro, le gris du gilet et du pantalon si lumineux qu’il donne bonne mine…tout est pensé, réfléchi et ne vit pas si bien que ça dans la vraie vie : moi, si je mets un gilet gris, on me demande si je suis malade, je tiens mon sac serré contre moi pour me prémunir d’un éventuel arrachage, le port du caraco à découvert ne sera envisageable que lorsque le non-printemps cessera enfin, à savoir mi-juin, et les trottoirs de Paris ne sont pas parquetés ! Bouuuuhhh, ma vie ne ressemble pas à une photo Zadig et Voltaire…
PS : Mais j’ai le sac à main de la photo…dans ma vie à moi ;-)
mercredi 29 mars 2006
C’est la pompe qui fait la ballerine
J’ai craqué : avec l’arrivée des premiers jours de détente climatique et des premiers rayons de soleil, j’ai filé acheter mes Repetto fantasmées depuis plusieurs semaines. Elles sont en vente sur le site de La Redoute, mais comme j’aime bien acheter les trucs directement chez le producteur sous le pie de la vache, et bien je suis allé dans la boutique éponyme rue de la Paix. Y’en a qui vont à la ferme chercher leur lait et leur fromage, moi je vais direct dans l’antre des petits rats.
D’abord je dois préciser que je ne suis pas exactement dans l’esprit « ballerine de Balanchine » : je n’ai jamais été fascinée par cet univers rose bonbon. Quand j’étais à l’école, je me souviens très bien qu’il y avait le clan des filles à chignons retenus dans un filet. Elles se déplaçaient avec une grâce forcée et le coup de pied péremptoire. Je me sentais la légèreté d’un éléphant nain en leur présence, et je me suis donc mise à pratiquer des sports plus en accord avec ma nature, comment dire…virile. J’étais une vraie fifille, mais j’avais des attitudes de garçons et des gestes très gauches. Mes parents ont bien tenté de me faire entrer dans « le clan des filles à chignon », mais je me suis échappée au premier cours tant cette vision de filles tout de rose vêtues accrochées à leur barre m’a fait l’effet de ouistitis domestiqués à coup d’accords de piano classique. Je vous rassure, depuis j’ai un peu évolué : j’arrive à me faire passer pour une vraie fille en société…
Mais revenons à nos moutons. Quand je suis entrée dans la boutique, toutes mes appréhensions de gamine sont remontées à la surface : des centaines de pointes et de demi-pointes s’empilaient du sol au plafond, des dizaines de justaucorps étaient alignés sur des portants. Je me suis adressée à une vendeuse en me demandant vaguement si je n’allais pas être mise à la porte pour présence incongrue, mais non, finalement tout s’est bien passé. Bon, en même temps, j’ai pas traîné, je ne me suis pas senti hyper à l’aise entourée de nanas qui, elles, à n’en pas douter, avait fait partie du fameux clan (…des filles à chignons, faut suivre que diable !). Mais ça y’est, j’en suis : maintenant moi aussi je possède une paire de chaussures estampillées Repetto. Et je n’ai toujours pas de chignon !
Paroles de shopping
Je fais souvent les boutiques avec mon homme. Il est de bons conseils et m’incite à acheter des trucs auxquels je n’aurai pas forcément pensé au départ. En plus, il ne râle pas trop, ce qui est indéniablement une qualité à valoriser par nous les filles qui connaissons des individus mâles à poils longs capables de passer une journée entière la babine retroussée et l’œil assassin dans nos chères boutiques de girls. Donc dimanche nous étions dans une de mes boutiques adorées, et voilà t’y pas que je craque pour un petit gilet sans manches, joli comme un cœur et tout et tout…Je lui montre de loin, il me fait signe qu’il est top, puis je finis par le reposer parce qu’il est pas « donné, donné » quand même. Au moment de sortir, mon homme me demande pourquoi je ne l’ai pas pris, je lui dis que je le trouve un peu cher, lui annonce le prix, et voilà qu’il me dit : « Quoi ? Il avait même pas de manches et il fermait avec une corde ! T’as pas droit à des manches et des boutons pour ce prix-là ? » Mon homme est cool, mais il reste un homme. Ouf !
Photo : DR
mardi 28 mars 2006
Réclamation !!!
Ça fait quelque temps que ça dur et je rends la chose publique pour avoir quelques éléments de réponse : vous savez quelle est la requête number one qui fait que vous arrivez ou pas sur mon blog ? Cherchez bien…Moi, bêtement, j’aurai dit « sac à mains », «gloss», « blonde », voir « Yoga » et, éventuellement, « string ». Et bien si vous aviez le même type de réponse à me donner, oubliez, z’y êtes pas du tout ! La requête numéro un pour accéder à Nizzagirl, et ce depuis plusieurs semaines (Roulements de tambour), c’est…fesse molle !…J’suis vexée comme un pou !
PS : Que celui ou celle qui a déjà rencontré un pou vexé me contacte de toute urgence : si je réunis suffisamment de témoignages, j’peux p’t-être réussir à mettre Delarue ou Dumas sur le coup !…
J’ai couru…
Et je les ai eues, mes pochettes Petite Mendigote ! J’en ai pris que deux, ce qui est quand même hyper raisonnable, je trouve moi...je… vous…Pas vous ? Dans celle «Cash forever » (en rupture dans certaines couleurs…), j’ai mis…des sous. Enfin, des pièces de 1 et de 2 centimes d'euros…J’suis comme ça moi, j’prend tout au premier degré : on écrit « cash » et je met du cash dedans. On n’y a pas écrit le montant minimum, je fais c’que j’veux ! Je ne l’ai pas encore entendue gémir du fond de mon sac pour utilisation inadaptée, donc ça roule. Et dans l’autre pochette, celle où l’on a écrit les prénoms de mes sœurs jumelles : « Cindy, Claudia, Naomi & me », j’ai mis mes gloss et baumes à lèvres. Je tente d’avoir un sac organisé que voulez-vous, et c’est du boulot!
Ça y’est !…
J’ai mon sac du printemps ! C’est une besace souple en cuir blanc (je vous la décris, des fois que vous ne la verriez pas bien sur la photo). J’ai fait le test du ELLE de la semaine dernière, et il m’a certifié que ce sac était fait pour moi : je suis une fille à grandes besaces souples, c’est écrit noir sur blanc, tagada tsouin-tsouin ! Ce sac n’est donc pas un achat compulsif ni un débordement dû à ma collectionnite aiguë de sac à mains, c’est une évidence, un prolongement de moi-même. Je vais bientôt pouvoir faire comme la société anglaise qui propose des locations de sacs à mains moyennant une cotisation mensuelle, je peux répondre à des demandes assez précises avec ma petite collec’ perso : sacs du soir pour petits et grands restos, boites ou soirées de filles, sacs de shopping dans plus ou moins beaux quartiers, sacs de pluie ou pour jours de grand soleil, sacs de plage ou de bitume parisien…J’en ai des pas chers et des trop chers, des pratiques et des « servant-à-rien-pas-pratiques-du-tout », je vais d’ailleurs m’atteler à un petit inventaire, tiens…
Pour en revenir à mon nouveau sac-prolongement de moi-même, y’a quand même un truc qui me chiffonne, c’est que ça a l’air ‘achement compliquer à porter, toujours d’après le ELLE. Porter ce sac signifie ne pas l’assortir à des chaussures de la même couleur : attention, attention, les chaussures blanches sont prohibées avec un sac blanc. Apparemment, c’est le comble du mauvais goût ! Du coup, je trouve ça stressant, parce que moi j’adore les pompes blanches. Et y’a un autre truc qui me soûle, c’est que mon magazine préféré me dit qu’il ne faut pas mélanger blanc et vert amande !?…Comprends pas, je trouve ça hyper beau le blanc et le vert amande. Je me retrouve donc face à un vrai défi : je vais porter ma besace blanche avec des pompes blanches ET du vert amande. Non mais !
vendredi 24 mars 2006
J’peux plus me sentir !
J’ai un problème avec les parfums : je n’arrive plus à supporter la moindre odeur sur moi, sauf celle de l’assouplissant. Pas très sexy comme sillage Cajoline mais je n’ai pas le choix. J’ai pourtant commencé à en mettre assez jeune : à 10 ans je portais Anaïs, Anaïs et j’adorais faire comme ma mère, faire la grande et me mettre mon petit coup de pshiiit du matin. À l’adolescence, j’ai découvert les essences de parfums, hypra concentrées : mes parents s’évanouissaient dès que je montais en voiture avec eux, copieusement arrosée de vanille. Je leur ai quand même épargné le patchouli, qui m’aurait condamnée à l’errance jusqu'à complète dissipation des effluves. Après j’ai quand même essayé des parfums plus adultes : le premier parfum Kenzo, Gio de Armani, Coco de Chanel…J’ai aussi fait de grosses erreurs d’achats telle que Accenti de Gucci, qui a fini dans les toilettes (très chic Gucci qui cotoîe les rouleaux de PQ, les gens sont toujours impressionnés…) ou Innocent de Mugler qui a fait pousser un cri à mon mec quand il s’est approché de moi après mon premier pshittage.
Parce que je dois quand même expliquer un truc : je fais virer les parfums. Virer, genre le truc à la rose vire odeur vomi…C’est insupportable. Et en plus, maintenant mon odorat est digne d’une Super Jamie, je sens tout, vraiment tout et je sens plus certaine chose. Je ne peux pas entrer dans la boutique Réminiscence de la rue Four par exemple, d’ailleurs je l’appelle la boutique pipi-vomi…Et j’ai prévenu toutes mes amies, je ne peux absolument pas supporter Jungle de Kenzo : celle qui rentre chez moi avec cette odeur a gagné un bon pour un bain et un prêt de vêtements !
C’est peut-être une bonne nouvelle finalement d’un côté : je ne dépense pas de sous dans les parfums, je fais des économies (oh ça va, je tente la méthode Coué en ce moment !…). Sauf que, quand même, j’en aime certains et les plus chers tant qu’à faire : blush de Marc Jacob, ou Fleurs d’orangers de Serge Lutens. Celui-là, je le transforme aussi, mais dans le bon sens, il sent encore meilleur sur moi. J’peux bien frimer un peu : UN seul parfum me va sur tout ceux existants déjà essayés, z’alez pas être jalouses ! Des femmes dans la rue, des vendeuses dans les boutiques et même des chauffeurs de taxi m’ont demandé ce que je portais. C’est encore plus fort que l’effet Impulse ! Qui est mon équivalent olfactif d’Air Wick soit dit en passant…
jeudi 23 mars 2006
C’est le100ème !
Le 100ème quoi ? Message, voyons ! Je n'ai pas encore fait souffler de bougies à mon baby blog, alors je fête son 100ème message. D’abord parce que j’en ai envie, et qu’en plus j’aime bien les chiffres ronds, ça fait plus net. Oui, oui, je sais, je suis un peu craignos avec mes TOC de rangements, mais 100 c’est beau, c’est net, rien ne dépasse. Le 1 est svelte et arrogant, les 0 sont joufflus et conviviaux. J’aime bien.
Donc, pour mon message anniversaire, je me fais un petit trip serial acheteuse et je montre de quoi j’ai envie par une belle journée ensoleillée comme aujourd’hui. Voyez que je ne suis pas totalement intolérante envers le temps parigot, je signale AUSSI quand il fait beau !
Sont pas jolies comme un cœur les B.O GAS de la photo ? On se voit déjà les acheter pour mettre en valeur notre futur teint doré. Parce qu’avec ce qu’on s’tartine comme hectolitres d’autobronzants, et les apéros-terrasses en prévision, on va forcément finir par l’avoir notre teint abricot mûr, hein les filles ?