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De la mode mais pas que...

mercredi 6 janvier 2016

LE CHARME DISCRET DE L'INTESTIN

giulia_enders

 Le livre est sorti il y a quelques mois déjà, mais j'ai profité des vacances pour me plonger dedans, entre deux saisons de Mr.Selfridge.

"Tout sur un organe mal aimé", bingo, je suis la fille qui ne peut jamais oublier qu'elle a un intestin : fatigue, stress, chaud, froid, lendemain de fêtes, prise d'antibios, association de certains aliments, prise de certains aliments, voyages, décalage horaire, changement d'habitudes alimentaires et HOP, ça déconne. En gros, ça déconne très TRES souvent. Enfin, ça déconnait, parce qu'avec le temps, et en tatonnant, j'ai compris les messages que mon ami l'intestin m'envoie. Et j'en découvre tous les jours. Par exemple, juste avant noël, j'ai compris que l'Intestin ne voulait pas du tout que je consomme de l'épeautre. Mais alors pas du tout. Il m'a fallu trois jours pour confirmer, après en avoir mangé à trois moments différents de la journée, matin/après-midi/soir. Cela ne veut pas dire que je suis intolérante au gluten mais peut-être plus que j'y suis sensible.

Tout ça pour dire que je m'écoute, je fais gaffe à certains trucs, je me connais un peu, j'ai déjà l'habitude d'alcaniliser mon alimentation, de consommer de la spiruline, des probiotiques, de freiner sur le gluten, de bien m'hydrater, de ne pas manger de plats préparés, et le moins possible de produits soumis à la chaine industrielle, je ne mange que des fruits, légumes et oeufs bio, un poulet non fermier n'atterrit pas dans mon assiette, et si en cas de manque de temps ou de frigo archi vide je me contente d'une soupe en brique, j'ai l'impression de manger du caca. (Mais je me tape AUSSI de gros double whopper au Burger King le midi, mais il parait que c'est normal, si on traçait les clients Naturalia, on en retrouverait beaucoup au McDo, c'est notre coté punk. En revanche, on le paye largement après, je ne suis bonne à rien après un whopper-frites, j'ai sommeil, je suis bizarre, et j'ai la dalle de trucs dégueu deux heures après. C'est le bon côté de bien manger, dès que l'on fait un pas de côté, notre corps, notre intestin nous crient à la gueule que c'est maaaaaaal.)

jill-enders

Et donc, le charme discret de l'intestin...

Le principal intérêt de ce livre est de parler librement et avec humour d'un sujet pas simple à aborder dans les diners en ville. Pas facile de glisser dans une conversation, même avec de très bons potes que vous êtes constipée depuis 3 jours, que des flatulences extrêmements nauséabondes vous causent quelques tracas...

Je vais spoiler un peu mais...Je me suis ennuyée ferme. Mais alors très fermement. J'aurais du savoir pourtant que sous un enrobage marketing en béton armé, une thèse de médecine reste une thèse, et qu'il va falloir quand même se cogner de la démonstration et du déroulé de tests et d'essais cliniques. Vulgarisés, certes, mais quand même. Et que l'auteur, certes une chouette blonde de 25 piges avec qui on a envie d'aller prendre l'apéro, est avant tout "passionnée par la gastroentérologie", ce qui nous met très loin d'une jolie assiette du Café Gratitude prise en photo par Chiara Ferragni.

Bref, c'est pas glam, mais ce n'est pas fait pour mais surtout...C'est chiant. Je m'attendais à ce que le contenu du livre soit une intro, et que le contenu soit une sorte de mode d'emploi du bien manger pour se faire du bien, avec exemples concrets et cas pratiques, mais il n'en est rien. Que celle qui a compris ce qu'elle devait mettre dans son assiette après avoir lu ce livre m'envoie un mail, ça m'intéresse. En gros, je sais à peu près pourquoi j'ai mal, mais pas vraiment. Je savais déjà à peu près quoi manger, mais ce livre ne m'a pas plus aidée.

J'ai appris la différence entre une intolérence et une sensibilité au gluten, ce qu'est l'échelle de Bristol (que je vous laisse découvrir), que le syndrome du BCPMC (Beurk C'est Pas Ma Cuvette) était très largement répandu, et l'existence des prébiotiques (mais je mange pas mal d'endives, donc c'est bon, j'en consomme suffisamment), que mes douleurs thoraciques étaient peut-être liées à ma passion pour les lentilles (émanation de gaz, toussa toussa) et que l'hormone du bonheur était fabriquée par notre intestin, notre deuxième cerveau, d'où la necessité de savoir lui faire du bien. Mais, je me répète, point de conseils pratiques. Du coup je me demande si un deuxième bouquin n'est pas en préparation, voir plusieurs, il aurait été trop simple de délivrer la bonne parole en une seule fois...

Le charme discret de l'intestin, Giulia Enders - Editions Actes Sud

jill_enders2

 

Posté par nizzagirl_nadia à 08:04 - Bonnes adresses - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur LE CHARME DISCRET DE L'INTESTIN

    "Bref, c'est pas glam, mais ce n'est pas fait pour mais surtout...C'est chiant"

    en fait, pour que le livre serve, il faut le lire aux toilettes....


    je n'achète jamais ce genre de bouquins, j'ai la chance d'avoir un super médecin , un moteur de recherche rapide et une capacité hors du commun (et totalement suicidaire) à lire les articles de doctissimo en diagonale.

    sinon, je retiens , d'après les dessins de côlons torturés, que faire caca assis entre deux voiture , après avoir été traînée en randonnée dans une contrée sans cabines WC (totale hypothèse) est meilleur pour mon transit que de me poser droite comme un I sur le trône confortable d'un restau 4 étoiles.

    Posté par mareme, samedi 9 janvier 2016 à 15:15 | | Répondre
  • Il fallait oser sortir un article pareil ! Bravo pour l'audace Et en plus, ça m'a fait rire

    Posté par Flo Pince, dimanche 10 janvier 2016 à 16:57 | | Répondre
  • Vu la pub qu'il y avait sur ce bouquin, il m'interressait aussi mais quand je l'ai feuilleté à la Fnac, je l'ai reposé aussitôt. Les quelques pages m'avaient l'air très ennuyantes, ce que tu confirmes. Bon à savoir !

    Posté par missyakk, lundi 11 janvier 2016 à 17:17 | | Répondre
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